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Les brèves historiques
Le site de la ville
Situer Pougues-les-EauxLes brèves historiques
Découvrez un condensé de l'histoire de Pougues-les-Eaux, de la légende à aujourd'hui.
La légende
La légende répandue est qu'Hercule serait venu à Pougues pour se guérir d'une gastrite et Jules César y aurait trouvé la guérison de la gravelle (calculs). Le nom de «Pougues-les-Eaux» serait dérivé de deux mots latins « PODII AQUAE » (Eaux des Montagnes).
Eglise Saint-Léger
La Paroisse de Pougues fut érigée en 1061 par HUGUES II, Évêque de Nevers. Le choeur de L'église est roman et subsiste toujours. Cette église fut dédiée à Saint-Léger, évêque d'Autun en 663. Assassiné par des opposants politico-religieux, il fut par la suite déclaré « martyr » par l'Église. A la suite d'un incendie, l'accès à l'église a été interdit de février à avril 1707. Le clocher a été refait au 15ème siècle. Le 19 juillet 1773 trois cloches furent fondues en présence de nombreuses personnalités, dont M. le Duc de La Vallière, Pair de France. En 1193 la Seigneurie appartenait à Geoffroy de Pougues, Sénéchal de Nevers. En 1309, cette Seigneurie fut aux mains de la Dame Agnès de Fontenay puis à la Famille Bonnay.
La renommée de Pougues-les-Eaux
Ce n'est qu'à partir de 1568 que Pougues prend son essor, grâce à ses « eaux miraculeuses », essor qui durera plus de quatre siècles. Jean Pidoux, grand-père maternel du fabuliste La Fontaine, médecin de Louis de Gonzague, Duc de Nevers, avait entendu parler des vertus curatives des eaux de Pougues. De tous les environs on venait à Pougues puiser l'eau qui guérissait, disait-on, de nombreuses maladies.
Jean Pidoux publie en 1584 son livre « Des fontaines de Pougues en Nivernais, de leur vertu, faculté et manière d'en user ». Il indique deux fontaines près l'une de l'autre, l'une appelée Saint-Léger, l'autre Saint-Marcel. Devenu médecin du Roi de France, Jean Pidoux conseilla à Henri III, qui souffrait de coliques néphrétiques et qui se croyait « envoussé », de venir prendre les « eaux » de Pougues. Henri III se trouva si bien après sa « cure », qu'il revint à Pougues, en compagnie de sa mère, Catherine de Médicis, qui souffrait aussi de douleurs néphrétiques.
Catherine de Médicis fit graver sur la margelle du puits de la source Saint-Léger l'inscription (en latin) :
« Les Rois, la Renommée ont célébré ces eaux Buvez et vous aurez remèdes à tous vos maux »
On a aussi attribué à Catherine de Médicis l'initiative de la construction d'un couvent confié aux capucins afin d'y héberger les malades. En fait la première pierre du couvent ayant été posée en 1618 et Catherine de Médicis étant morte en 1589, celle-ci ne peut être regardée comme le constructeur du fameux couvent
dont il ne reste plus de traces aujourd'hui. Les rois de France et l'aristocratie, continuèrent à venir prendre
les eaux à Pougues : HENRI IV, MARIE DE MÉDICIS, LOUIS XIII, GASTON D'ORLÉANS dit Monsieur, LOUIS XIV en compagnie de Mademoiselle de FONTANGES, les filles de LOUIS XV.
Pour l'exploitation de la source Saint-Léger, LOUIS XIII émit le 26 août 1632 un édit. En 1670, LOUIS XIV publie une lettre patente et LOUIS XV publie un arrêt du Conseil le 26 février 1745.
Marie de Gonzague (1622 - 1667), fille du Duc de Nevers, qui devint Reine de Pologne, fit à Pougues de fréquents séjours, souvent accompagnée de son poète favori « Adam BILLAUT ». A la fin du 18ème siècle, le Prince de Conti vint régulièrement à Pougues. Il fit planter des tilleuls de Hollande dans l'avenue qui porte aujourd'hui son nom. Il en fit de même dans le Parc Chevalier. Lors d'un séjour qu'il fit en Nivernais, Jean-Jacques ROUSSEAU rendit visite au Prince de Conti à Pougues, son bienfaiteur.
Les sources
Ce sont les « source Saint-Léger et Saint-Marcel » qui furent les premières découvertes. Au 16ème siècle, elles n'étaient pas captées et émergeaient à 12° C tout naturellement à la surface. Elles étaient tellement proches l'une de l'autre qu'elles finirent par se confondre. La source Saint-Léger, eau pétillante et salée,fut comparée à l'eau de SPA. Jean Banc signale dès 1605 une autre source qu'il désigne sous le nom de source Brisson. Il s'agit vraisemblablement de la source des Métairies (ou vieille source) qui entra dans le domaine de la Famille Massé à la suite de la Révolution.
Nestor Massé fit des forages dans sa propriété du « Ponteau » et deux sources d'eau de table gazeuse, furent découvertes en 1889 : la Source Alice et la Source Elisabeth. Ces deux sources ont été rachetées à la Famille Massé par la Compagnie des Eaux. D'autres sources furent également forées dans les années 1867 à 1895 : les sources Saint-Léon, Saint-Bruno ou source Jeanne d'Arc, source Bert, la Grande Source, source Guérault, source de Bourgneuf, source de l'Abîme. La plupart de ces sources se trouvaient sur une faille géologique qui part de Bramepain (derrière le site thermal) jusqu'à la colline de Germigny en passant par le Ponteau.
Aujourd'hui, nous avons recensé treize sources. Nous pouvons distinguer deux types de sources: les sources naturelles et les sources par forage. Nous comptons deux sources naturelles qui sont St Léger (ou St Marceau) et la source des Métairies (ou source Brisson) et onze sources par forage qui sont le Forage de Bourgneuf, St Léon, la Grande Source, St Bruno (ou Jeanne d'Arc), Prince de Conti, Bert, l'Abîme, Alice, Elisabeth, Lou Captée et Trochereau Avenue Conti.
Bellevue
En 1898 la Compagnie des Eaux a établi au sommet du Mont Givre une dépendance de l'établissement thermal, « BELLEVUE » et lança ainsi les « Cures d'Air ».
L'hydrothérapie
Pougues fut l'une des premières stations thermales en France à pratiquer l'hydrothérapie. Madame de Sévigné y fait référence dans l'une de ces lettres et la considérait comme « un nouveau purgatoire » !
La Révolution devait interrompre la prospérité de Pougues. Cette prospérité revint dès le milieu du 19ème siècle. La station thermale cessa son activité en 1975. Depuis 1976, le domaine thermal appartient au Conseil Général.














